Arlanxeo Elastomère : Grand Arrêt 2018

lundi 5 novembre 2018
par  Jean-Michel LERICHE
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C’est un soulagement unanime de sortir enfin de cet arrêt technique difficile. Mais avec les accidents des collègues d’entreprises extérieures, les multiples évacuations d’usine et les 15 jours de retard, l’exercice aura été éprouvant pour tout le monde.

Quels enseignements pourrons-nous en tirer ? Malheureusement, un certain nombre d’anomalies seront compliquées, voire impossibles à mettre à jour. En effet, la crainte de s’exposer ou d’exposer un collègue à une sanction n’aidera pas. Comment mettre en place les mesures correctives qui nous éviteraient les mêmes difficultés lors du prochain arrêt ? Ce n’est pas faute d’avoir prévenu l’employeur sur les inconvénients et les risques de sa politique managériale. Pour la Cfdt, les problèmes rencontrés illustrent bien les dangers liés à cette méthode de « management ». Une confiance aveugle prêtée aux procédures et aux systèmes d’information et de planification, aggravée par une attention et une écoute très insuffisantes accordées aux salariés.

Les collègues attendent que le management joue son rôle de soutien et d’explication. Mais il semble que la direction n’en espère qu’une mission de surveillance et de contrôle. Pourtant, le dialogue pourrait faciliter les communications ascendantes et descendantes. Mais trop souvent n’apparaissent qu’incompréhensions, doutes et, parfois même, suspicions. Cela a d’ailleurs donné lieu à de trop nombreux propos mettant en cause notre professionnalisme. C’est, du point de vue de la simple politesse, un manque de respect révoltant. Et du point de vue managérial, la marque d’un comportement parfaitement néfaste.

Nous rappelons à la direction que certains d’entre nous apportent à l’entreprise leur dynamisme et leur engagement pour s’adapter et aller de l’avant. Mais d’autres, ne comprenant plus le sens qu’il faut donner à son travail, se réfugient derrière une réserve prudente. Dans certaines entreprises, on constate maintenant des attitudes hostiles adoptées par des salariés maltraités. Et à Arlanxeo Port-Jérôme, où en sommes-nous ? La direction est-elle consciente de l’ampleur de la frustration que son attitude produit ? Comment compte-elle faire pour inverser la tendance et mettre fin à la démotivation croissante que ses pratiques provoquent dans les équipes ?